Pourquoi je suis une mère poule et pourquoi c’est important de l’être

par | Août 24, 2017 | Éducation, Vie de famille

Le sujet d’aujourd’hui est assez proche de mon cœur. Ce sujet m’a mise en difficulté plusieurs fois depuis que je suis une maman. Les gens m’ont dit, que je devrais élever mes enfants plus indépendants et de leur apprendre de ne pas s’accrocher autant à moi comme ils le font.  Que de prendre du temps en couple est très important, autant que de prendre du temps pour soi, de se détendre et faire ce qui me fait du bien. Si vous vivez dans le monde francophone occidental, alors vous comprenez de quoi je parle.

Poule

Si vous me lisez depuis L’Afrique ou d’autre part dans ce monde et vous n’êtes pas familier avec le monde occidentaux, voilà une petite introduction dans la pensée de chez nous :
Il y a une attente de la société que nous élevons nos enfants d’une manière indépendant et les introduire tôt dans le système. C’est normal d’amener son bébé de trois mois dans une garderie, (car souvent il n’y a pas de soutien de la famille) pour que les deux parents peuvent aller travailler. Il y a des familles ou les deux parents doivent travail pour pouvoir survivre. Mais souvent c’est une question de culture et de standard.
C’est aussi « normal » que les parents engagent un baby-sitter pour pouvoir sortir en couple ou simplement avoir du temps pour soi.
C’est dans ce contexte que j’écris cet Article, ayant vu une autre réalité quand j’ai vécu en  Amerique du sud

Je suis d’accord qu’il y a une importance de prendre soin de notre relation de couple. Aussi pour prendre soin de moi-même, m’occuper autant de mon apparence comme de mon intérieur. Il y a aussi une façon d’être mère poule qui empêche l’enfant de grandir, ce qui n’est pas bien non plus.

Cependant, il y a une raison de presque tout ce que nous faisons dans notre famille. Nous avons eu des réflexions au sujet d’être une mère poule et pris des décisions suite à ces réflexions.

 

Pour illustrer un peu de quoi je parle, voici quelques exemples de ce que je laisse mes enfants faire :

Je laisse mes (petits) enfants faire leurs expériences avec la nourriture

… S’amuser avec ses amis, les chiens.

jouer dans l’eau (dès qu’ils savent nager, sans gilet de sauvetage )

monter un escalier raide avec a l’âge de 12mois

Je les laisse vivre leurs aventures.

On vas pour des vacances en tente dans un camping en france. Quand Benny peut pas prendre des vacances, je vais seule avec eux.

On les laisse faire leurs expériences avec la montagne russe dès qu’ils ont l’âge. (ici ils ont 5 et 6ans).

Une sortie sur une montagne de 3000 m pour regarder un glacier d’en haut.

Nous leur faisons confiance pour manipuler de vrais outils (après avoir expliqué comment ils fonctionnent et ce qu’il ne faut pas faire avec).

Comme vous le voyez, je ne suis pas ce genre de mère poule.

Mais il y a une autre attitude que nous avons comme famille, qui est souvent vu par notre culture comme « mère poule » … et ce n’est pas vraiment un compliment.

On dort tous dans la même chambre (généralement, dans l’Occident européen et en Amérique, les enfants ont leur propre chambre dès leur naissance et la chambre des parents est tabou pour les enfants.

Nous avons repoussé école enfantine de notre fille pendant un an, car elle à refuser même de penser d’y alleet nous avons pensé que c’est une bonne chose pour qu’elle peut grandir dans sa stabilité et sa maturité émotionnelle

Nous donnons une grande importance aux temps de familles. Vacances, Voyages, ou simplement être ensemble, cela à une priorité dans notre famille.

Nous ne laissons pas nos enfants jouer avec d’autres enfants s’ils ne se savent pas se comporter avec  leurs propres frères et soeur.

L’ennui n’est pas une raison non plus de sortir et de jouer avec d’autres enfants. (L’ennui est l’occasion idéale de faire preuve de créativité).

Mes enfants ne sont jamais allés à la garderie ou école maternelle.
Aussi nous envoyons nos enfants à une école privée qu’on a à proximité au lieu d’une École publique (qui ne serait pas si mal non plus), ayant beaucoup plus d’investissement de temps et des frais financiers.

Nous ne donnons pas nos bébés à un baby-sitter afin d’aller pour un « important » événement. Si nous ne pouvons pas les prendre avec nous (comme ici dans un dîner d’entreprise) alors un seul parent va.

Cela aussi longtemps qu’ils ont de moins d’un an – ou jusqu’à ce que nous estimons qu’ils sont prêts et d’accord d’être pris en charge par quelqu’un d’autre.

Je suis restée tout le temps à l’hôpital avec mon petit dernier quand il avait trois mois, lorsqu’il a eu une infection de la vessie. Benny a pris quelques jours de congé jusqu’à ce que l’aide était disponible pour s’occuper des autres trois enfants .

Nous investissons notre  besoin de repos dans les enfants, c’est à dire qu’ils peuvent toujours venir et être près de nous, même lorsque nous sommes fatigués.

Dès les débuts de former une famille notre conviction concernant l’éducation étais :

sans connexion – il n’y a pas de parentage vraiment réussi

Nous avons appris ce que cela signifie vraiment durant ces années comme parents de nos quatre enfants….
.Et nous avons été inspirées par la lecture du livre « Hold on to your kids » par Gordon Neufeld et Gabor Maté. Malheureusement ce livre existe pas en français (par contre en espagnol, anglais, allemand, japonais polonais et hollandais) . Mais il y a un autre livre par Gordon Neufeld qui parle de même sujet : « Retrouver son le de parent »

Nous avons compris que le secret de l’éducation n’est pas ce que je fais en tant que parent, mais plutôt qui je suis pour l’enfant en tant que parent.

Lorsqu’un enfant cherche le contact et la proximité avec nous, nous sommes habilités comme étant leur éducateur, consolateur, leur guide, modèle, enseignant et entraîneur.
Nous croyons fermement que seuls les enfants bien attachés à leurs parents seront en mesure de recevoir l’amour inconditionnel et l’acceptation qu’ils ont pour eux.

Pourquoi ? Parce que chaque enfant a besoin d’attachement et simultanément l’orientation.
A l’intérieur de chaque enfant, il y a une boussole. Nous, les parents sont censés être leurs « nord », l’endroit qu’ils s’orientent, le lieu où l’on peut transmettre un attachement sain, les valeurs et les atteindre en toute situation, retrouvant un cœur ouvert et prêt à suivre notre exemple.

Pour un enfant qui est bien attaché à nous, nous sommes leur « foyer « . L’endroit pour se cacher, l’endroit où ils peuvent être vrais, exposer les désirs les plus profondes comme aussi leur peurs. Un tel enfant est ouvert pour notre amour et nos soins. Avec un enfant bien attaché  à nous, une relation mutuelle est possible et le coeur ouvert pour suivre notre exemple est présent.

C’est seulement comme ça que l’enfant viendra à nous pour partager son coeur et même ses erreurs et échecs.
C’est notre secret pour la réussite de la famille ainsi que pour la réussite de notre éducation.

Le livre parle du cerveau humain étant faite de façon que cet attachement, ce besoin d’orientation est implanté au plus profond de nous. Des situations où il y a  l’absence totale d’orientation,  sont absolument intolérables au cerveau humain. Même les adultes qui sont relativement autonomes peuvent  se sentir un peu perdu lorsqu’ils ne sont pas en contact avec la ou les personne(s) dans leur vie qui fonctionnent comme le nord dans leur boussole.
Si nous les adultes nous sentons de cette façon, combien plus nos enfants ?

En tant que parents, nous sommes le meilleur point d’orientation. Lorsque les parents ne sont pas présents, un autre adulte comme un professeur (ou an parent d’un ami de l’enfant) qui agit  comme un parent peut substituer.

Donc comme une conséquence logique, si nous ne fournissons pas cette orientation, cet attachement à nos enfants, ils se tourneront vers les pairs, (que cela signifie une personne ou un groupe « d’amis) qui vont alors servir comme point nord dans leur boussole – et nous sommes « remplacé ».

Nous savons que les pairs ne sont pas capables de donner à nos enfants ce que nous sommes appelés à leur donner : la sécurité d’être aimé pour qui ils sont et cela d’une manière inconditionnelle. L’orientation et  la transmission naturelle de nos valeurs. Notre expérience de vie. La volonté de sacrifier nous-mêmes enfin qu’ils peuvent s’épanouir. De prendre soin d’eux sur le plan émotif, physique et spirituelle. Il y a une autre conséquence qui vient avec cela : Plus les pairs et d’autres personnes deviennent le nord dans la vie de nos enfants, plus ils orientent à eux, plus l’enfant est dévasté quand ils expérimentent de l’indifférence, la moquerie, ou même le rejet de la part de justement ces personnes (que celas soient les amis de l’école, une clique de copains…) qui sont le nord dans leur boussole.

C’est, en version courte, la raison pour laquelle je dis que ce que le monde occidental perçoit parfois comme  » mère poule », et le voit comme quelque chose de mauvais, est en fait vital pour nos enfants.

Et là encore, ce n’est pas un article qui faut suivre point par point pour être un bon parent. Vous n’avez pas à partager le lit avec vos enfants, ou de bannir tout baby-sitter de votre maison. Vous avez votre propre personnalité, votre situation de vie particulière et votre capacité unique. Il n’y a pas de meilleur parent que vous, pour votre enfant. Le défi de cet article est la suivante :

La relation, l’attachement que vous avez avec vos enfants sont essentiels pour vous d’être en mesure d’implanter votre coeur dans vos enfants et cela de façon naturelle. C’est un fondement vital pour nous, pour pouvoir être ce « foyer », ce lieu de la sécurité, de l’orientation, d’acceptation et de l’amour pour nos enfants.

Source de référence :
Les idées de cet article viens de l’auteur (Jeanne de  familythatmatters)  et du livre Hold on to your kids why parents need to matter more than peers by Gordon Neufeld et Gabor Maté. – Chapitre un et deux. Je recommande vivement de lire le livre en entier si le sujet vous intéresse !

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