Les 6 étapes d’attachement – et comment réparer les étapes manquantes deuxième partie

par | Mar 12, 2018 | Développement personnel, Éducation |

Dans l’article de la semaine dernière, nous avons examiné les six étapes de l’attachement. Nous avons vu comment il se passe un processus de maturation dans le but de créer un attachement solide. Cet attachement crée un lien solide entre l’enfant et le parent, rendant notre tâche en tant que parents tellement plus facile et fructueux.
Dans cet article, nous examinerons à nouveau les six étapes de l’attachement et ce qui peut mal tourner à leur sujet.
En fin de compte, je vais partager avec vous des moyens éprouvés de réparer les étapes manquantes ainsi que des façons de (re)- construire l’attachement avec votre enfant.

  • Proximité
    Un bébé commence le voyage d’attachement au parent par le contact, le toucher et la proximité. À mesure qu’ils grandissent et que nous envoyons le message qu’ils sont aimés et adorés et que nous aimons être avec d’eux, cet attachement devient plus fort.

     

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Cela a toujours été facile pour moi. Comment pourrais-je ne pas câliner mes bébés ? Comment pourrais-je ne pas les avoir près de moi, répondre à leurs pleurs instantanément, que ce soit en les nourrissant, les prendre dans mes bras, les berçant pour s’endormir ? Pendant neuf mois, ils avaient été dans mon ventre. Ils me sentaient toujours, ils entendaient mes battements de cœur, ils sentaient ma chaleur. Toute l’histoire de “gâter un bébé” en répondant à leurs pleurs m’a toujours laissé perplexe. Comment les « experts de l’éducation des enfants » peuvent-ils dire une chose pareille ? Comment peuvent-ils professer une telle chose comme l’avertissement qu’un bébé peut devenir égocentrique, gâté et un enfant difficile quand il grandit si nous répondons instantanément à leurs pleures ? Que nous allons littéralement devenir « l’esclave » de nos bébés ? (plus à ce sujet vous y trouverez dans cet article)

Vous savez, si vous avez élevées vos  enfants de cette façon, je ne vous blâme pas. Je sais que  de telles enseignements peuvent  aider les parents bien intentionnés d’avoir un sentiment de sécurité dans  cette nouvelle étape de vie, cette  responsabilité d’être parent.
Mais laissez-moi vous dire. Ce n’est pas vrai. Prenez votre bébé dans les bras quand il pleure, donnez-lui à manger quand il a faim, bercez-le pour s’endormir, et même nourrissez le bébé pour qu’il s’endorme. Portez votre bébé chaque fois qu’il a besoin d’être porté pour se calmer, prenez le bébé chaque fois dans vos bras qu’il a besoin de vous sentir proche. Vous ne gâterez jamais votre bébé. Votre bébé ne deviendra pas manipulateur ou égocentrique pour autant.

La seule chose  que  cela va faire est de renforcer cet attachement de votre bébé à vous en tant que parent. Cela aidera votre connexion et c’est le premier pas vers une  parentalité vraiment réussie, des enfants attachés sécurisés qui obéissent et suivent vos directives.
Comme je l’ai dit plus haut, si vous avez raté cette étape en raison de la croyance que vous deviez “éduquer” votre bébé, ou simplement parce que vous n’aviez pas le choix de le faire autrement, en raison des circonstances de la vie … Il n’est pas trop tard ! Même si votre enfant est plus âgé et que vous pensez que vous avez manqué cette étape, soyez encouragé :
Il est possible de réparer cette étape ! Pour en savoir plus, naviguez jusqu’à la fin de cet article.

  • Ressemblance/similarité

     

    Vers l’âge de deux ans, un enfant ajoute la similarité. C’est implique le désir d’être comme leurs parents. Ils imitent les mots, les maniérismes et les comportements. Durant ce stade, nous pouvons aider notre enfant dans ce processus quand nous soulignons les intérêts ou les inclinations que nous partageons avec lui.  Leur désir d’être comme nous est également un élément important dans leur acquisition du langage.

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La plupart du temps, ce  qui nous vient à ‘esprit quand nous  pensons a l’âge de deux ans, ce sont  les« terrible deux  ans », l’âge du « non », l’âge « des  crises ». C’est un moment difficile pour les parents et les tout-petits. Dans cet article, je suis entrer plus dans les détails de ce que cet âge est d’une autre perspective.

Mais dans la  lumière de l’attachement, nous voyons qu’il y a plus.

À l’heure actuelle, nous avons un enfant de deux ans qui est  au milieu de ce qui est normal pour cette étape. Nous avons  toute la résistance, la rébellion, l’opposition et ces crises de colère.

Cependant, nous avons aussi tout l’imitation des paroles, des maniérismes et des  comportements. Il veut être comme nous, les parents … (ainsi que ces frères et sœurs !)

En observant mon tout-petit au cours des dernières semaines à la lumière des six étapes de l’attachement, je me suis rendu compte que beaucoup de crises de colère sont  liées à lui voulant faire la même chose que moi.

Comme je comprends mieux cet âge, je ne suis pas seulement en train de fondre par sa douceur, quand il répète tout ce que je dis et fais, mais je donne encore plus d’efforts pour encourager cette similitude. J’aime voire son fier regard quand je l’affirme de la façon dont il vient de m’imiter (dans ce qu’il a dit ou fait).

Je me suis rendu compte à nouveau que je ne veux pas considérer mon enfant comme un  «  terrible-deux  ans » … Mais que je veux garder à l’esprit  son fort désir d’être comme ses parents.

  • Appartenance ou loyauté
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    Vers l’âge de trois ans, un enfant devient préoccupé par l’appartenance et la loyauté, d’être «  du même côté que », ce qui est une manière différente de proximité, dit Neufeld. Les enfants de cet âge sont possessifs de leurs parents, poussant leurs frères et sœurs des genoux de Maman, disant des choses comme : «  C’est ma maman ». Avec le lien par la loyauté, l’enfant commence aussi à vouloir faire ce que nous demandons d’eux.

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Quand l’enfant atteint l’âge d’environ trois ans, il devient tout gentil et  obéissant. L’enfant veut nous faire plaisir en tant que parents et appartenir à la famille. C’est un moment merveilleux où nous pouvons fortifier ce lien avec l’enfant et montrer à l’enfant que nous sommes assez fiables pour être attaché. Que nous sommes de son côté. Que nous le voyons.

Cela implique que nous voulons vraiment connaître notre enfant en tant que personne individuelle. Comme je l’ai expliqué dans le dernier article, cette étape ne s’est pas bien dérouler avec notre troisième enfant. Même si nous ne connaissions pas ces différentes étapes à ce moment-là, nous pouvions sentir qu’il ne se considérait pas vraiment comme faisant partie de la famille. Nous pouvions sentir qu’il n’arrivait pas dans cette assurance tranquille qu’il «  appartient ».

Pendant sa troisième année de vie, notre quatrième enfant est né, et je dois admettre que, parce qu’il a une personnalité si douce et si tranquille, il était en quelque sorte pas rempli dans son besoin d’appartenance. Vous pouvez lire dans cet article ce que nous avons fait pour réparer cette étape.

  • Importance
    .

    Vers l’âge de quatre ans
    La connexion s’approfondit encore plus avec l’étape suivante : Être importante. En faisant savoir à notre enfant, à quel point il est spécial pour nous, qu’il est aimé pour ce qu’il est, nous fortifions le sentiment de proximité entre nous et l’enfant.
    Pour un enfant, sa valeur est basé sur la compréhension  de ce que  les parents chérirent, ce qui est précieux pour eux – c’est ce qu’ils vont vouloir garder  près d’eux.

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À ce stade, l’enfant est très vulnérable au sentiment d’être chéri pour ce qu’il est – ou de ne pas être apprécié pour ce qu’il est.

Si l’enfant ne reçoit pas ou rarement le message qu’il est important, chéri et aimé pour sa personnalité individuelle unique, le processus de maturation s’embourbera, ou l’enfant reviendra même à l’étape précédente. Il ne sera pas en mesure d’entrer dans la prochaine étape d’attachement

qui nécessite une plus grande capacité de vulnérabilité :

  • Amour
    .

    Vers l’âge de cinq ans, l’enfant entre dans la cinquième phase de l’attachement, qui prend la forme d’une  connectivité émotionnelle. Des sentiments chaleureux et affectueux commencent à aider à approfondir l’attachement. Maintenant, il est important que l’enfant sache que le sentiment affectueux que nous avons pour lui/elle n ‘est pas attaché à l’accomplissement, aux réalisations ou au comportement. Cela devient un facteur majeur dans la formation de la confiance vers le parent. Un enfant qui éprouve ce genre d’intimité émotionnelle avec le parent est capable de tolérer beaucoup plus de séparation physique tout en réussissant à tenir le parent proche.

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Quand je pense à cette étape de l’attachement, je reconnais ma fille. Elle est si expressive dans son amour pour nous, ses parents. Chaque jour, elle déclare combien elle nous aime et combien elle est heureuse d’être dans cette famille. Dans ses prières quotidiennes, elle inclut: “Merci de m’avoir donné une famille si incroyable, une maman si génial et un papa si parfait”.

Bien sûr, je réponds à ces déclarations avec bonheur, la serrant dans ses bras, lui disant combien elle est aimée et quelle fille incroyable elle est.

Je sais que je pourrais facilement écraser cette étape en montrant l’indifférence, ridiculiser ses manières de s’exprimer, en montrant du rejet. Je ressens sa force – mais aussi sa grande vulnérabilité alors qu’elle exprime son cœur de cette façon. Nous faisons tout pour la valoriser et l’honorer à ce stade, son cœur et son besoin d’être aimé.

  • Être connu

    à partir de l’âge de  6 ans
    Et enfin, la dernière étape – être connue – est celle où – si tout s’est bien passé – l’enfant de six ans nous raconte ses secrets. Il souhaite être vu, entendus et acceptés pour ce qu’il est. L’enfant veut être connu et désire se confier au parent. Ils se permettent d’être connus en raison de la sécurité importante qu’ils ressentent. Si atteint dans l’enfance, cette étape est celle qui peut être maintenue tout au long de leur vie.

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En fonction de l’éducation que vous avez eue et en fonction des normes culturelles de l’endroit où vous vivez, être amis avec vos propres enfants est un non-go. Cela sera directement lié à avoir des enfants gâtés qui ne respectent aucune autorité, des enfants qui croient que le monde entier tourne autour d’eux. De ce point de vue, les parents qui sont amis avec leurs enfants ne sont pas capables de mettre des limites, essaient désespérément d’être des copains avec leurs enfants et négligent leur tâche réelle de les élever.

Dans cet article, je décris pourquoi je veux être l’amie de mes enfants.

C’est un grand privilège et un honneur d’être le parent d’un enfant qui vous fait confiance avec ses pensées, ses sentiments et ses questions. C’est le résultat d’un processus qui se poursuit depuis plusieurs années, ce processus qui permet à vos enfants d’avoir cette connexion, de la confiance, et de la vulnérabilité, car ils vous font confiance et veulent partager leur vie avec vous.

Notre garçon arrivera bientôt dans sa 8e année de vie et nous sommes simplement bénis de le connaître davantage alors qu’il partage avec nous ses questions, ses pensées et même ses projets pour l’avenir.

On chérit comment il vient a nous pour obtenir des conseils, de l’aide et des directives.

Le rôle de parent vécu comme cela est tout simplement magnifique.

Après avoir publié l’article de la semaine dernière, j’ai reçu un courriel  d’une maman ; elle a partagé sa précieuse expérience à ce sujet. J’ai demandé la permission de partager son témoignage avec vous :

“Il y a quelques années, nous avons eu de grands défis avec notre fille de huit ans. Nous avons finalement trouvé l’aide d’un professionnel.  Ce professionnel nous a aidés à voir que même si elle était très avancée intellectuellement, elle était incapable de mûrir sur le plan émotif . Il nous a dit qu’à l’âge de huit ans, nous devrions la traiter comme une enfant de quatre ans, en termes d’attentes de comportement et de manières.
Quand nous avons commencé à faire cela, nous avons pu littéralement regarder l’enfant mûrir et se développer, et aujourd’hui nous avons un enfant de près de 14 ans qui nous fait des câlins tous les jours, est extrêmement empathique et ne montre aucun comportement typique d’adolescentes. Je pleure presque comme j’écris ceci, c’est ainsi que je suis reconnaissant pour ces perspicacités à l’époque – apprendre à connaître les principes de ce professionnel et de pouvoir avoir  ces relations merveilleuses que nous avons avec tous nos enfants, aujourd’hui. Même si je fais encore des erreurs, je ressens ce lien profond avec mes enfants et je m’émerveille de tous ces autres beaux aspects qui en émergent. Je suis si reconnaissant à Dieu ! “

Vous pouvez lire le témoignage de notre garçon dans l’article de la semaine dernière.
Mais comme je l’ai mentionné, nous avons dû rattraper deux de nos propres enfants.
La première fois que nous avons connue des changements dramatiques était avec notre fille:

Elle est née seulement 16 mois après notre ainé qui avait été un bébé très exigeant. Je devais le tenir près de moi 24 heures sur 24, sept jours sur sept et, au cours des trois premiers mois, il ne dormait que sur moi, jour et nuit. Il y avait de gens qui disaient que c’était ma manière de vivre mon rôle parental, qui était la cause de cette situation.
Par conséquent, lorsque notre deuxième enfant est né, j’étais très heureuse de voir qu’elle était très différente. Je pouvais la mettre dans son berceau,  faire le ménage et bien d’autres choses, et elle était simplement satisfaite et calme. Elle n’avait pas besoin de beaucoup d’attention et j’étais heureuse de “prouver” à tout le monde que ce n’était pas moi qui étais “en faute” pour mon premier-né très exigeant.
Bien, quand elle avait environ trois ans, ce qui est cette étape de la vie où elle était censée être douce et gentille, elle était très indépendante et individualiste. Je pensais que c’était probablement son tempérament, mais mon mari (qui est très sensible ) a senti que ce n’était pas vraiment qui elle était.  Alors, il a commencé à investir chaque minute libre dans sa vie, en lui disant combien elle était aimée, spéciale et chérie. Il a passé beaucoup de temps de qualité avec elle, lui donnant des câlins, rire avec elle, lui lire des livres, en donnant  de petits cadeaux (Elle aime les cadeaux) Même quand elle ne semblait pas très intéressée au début, il a pris l’initiative de lui montrer son amour. C’était tellement incroyable de voir comment elle a radicalement changé dans cette fille douce et aimante de six ans qui est l’absolu contraire à la personne indépendante et individualiste, que je supposais qu’elle l’était.

Comme vous pouvez le voir, il n’y a pas de moyen précis pour réparer le stade de de l’attachement.

Mais avec cette connaissance acquise, vous pourriez détecter les stades qui ne se  sont pas déroulés le mieux possible et vous  pouvez, avec votre  connaissance de l’enfant, trouver les moyens d’y faire face.

Ne soyez pas dur avec vous-même!

Ce n’est pas trop tard.
Les enfants sont très disposés à pardonner et à recommencer avec la construction de l’attachement, ce processus de liaison.

Voici quelques étapes qui pourraient vous aider à entrer dans le processus :

  • Si vous êtes chrétien, rappelez-vous que vous avez un Dieu qui n’est pas limité dans le temps. Vous pouvez toujours prier pour votre enfant. Priez au nom de Jésus que Dieu vienne et apporte la guérison dans les parties manquantes. Il va le faire. Il y a tellement d’histoires comment Dieu a changé une réalité présente en une réalité nouvelle – parfois dans quelques minutes. Nous l’avons expérimenté nous-mêmes.
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  • Si votre enfant est assez grand, parlez-lui à ce sujet. Partagez votre coeur, expliquez lui que vous voulez le meilleur pour lui. Écoutez votre enfant. Prenez-le au sérieux … Quel que soit le niveau de maturité de cette conversation. Rappelez-vous, il s’agit de comprendre où votre enfant est dans sa maturité et de trouver un moyen de l’aider à grandir et à mûrir.
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  • Passez du temps avec votre enfant. Montrez votre amour et votre affection.  Apprenez à connaître votre enfant. Un parent a dit : Ce que vous ne pouvez pas comprendre, vous ne  supportez pas. Je pense qu’il y a beaucoup de vérité là-dedans.
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  • Essayez de comprendre si votre enfant est au stade de maturité qu’il devrait être, en ce qui concerne ces six étapes de l’attachement. Si ce n’est pas le cas, découvrez où le processus de développement s’est arrêté et recommencez à zéro. Cela peut se présenter très différent, selon la situation et votre enfant. Soiyez créatif. Vous êtes le parent. Vous êtes capable de changer l’histoire si elle doit être changée.

     

    En investissant du temps et des efforts pour approfondir le sujet des six étapes de l’attachement avec  la lecture, de l’observation, de la réflexion… J’ai réalisé beaucoup de choses concernant mes propres enfants. Cela m’a aidée à mieux comprendre mes enfants, à être une maman plus consciente et capable de discerner ce qui se passe. J’espère avoir pu partager avec vous cette compréhension de manière à pouvoir l’appliquer à votre vie, à votre famille. Être parent pour des enfants fortement attachés est un beau et enrichissant voyage de la maternité.

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